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Un héritage à préserver

Ouvertes comme sentier de randonnée, les anciennes voies de pèlerinage françaises conduisant vers Saint-Jacques de Compostelle bénéficient de deux reconnaissances culturelles internationales :

  • l’itinéraire culturel européen, mention attribuée par le Conseil de l’Europe en 1987
  • l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial par l’UNESCO en 1998 (bien culturel n°868)
 
 

Ces labels impliquent de préserver les itinéraires vers Compostelle d’une commercialisation outrancière et des pratiques d’un tourisme de masse qui ôteraient tout son sens à la démarche existentielle du pèlerinage.

 

Malheureusement, il arrive qu’une communication argumentée sur des approximations, une promotion basée sur un plan marketing dénué d’enracinement et d’appropriation, l’inflation d’itinéraires excitée par la convoitise ou l’effet d’aubaine de subventions, l’habillage marketé de toutes sortes de produits sans rapport ou bas de gamme, le bruit médiatique, un manque de coordination des acteurs, la prolifération d’initiatives peu qualitatives, l’amateurisme ou l’esprit de chapelle… concourent au dévoiement d’un symbole culturel dont la perte serait préjudiciable à tous.

 

Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, inscrits tant en Espagne qu'en France au patrimoine mondial de l'Unesco et déclarés «Itinéraire Culturel Européen» par le Conseil de l'Europe constituent  un patrimoine humain et vivant.

Ils véhiculent des valeurs telles que la solidarité, le sentiment d'appartenance à une civilisation commune et le désir d'atteindre ensemble un même objectif.

Ils  sont autant d'espaces de pérégrination spirituelle mais également de tourisme culturel à organiser et à valoriser.

Nous avons donc une responsabilité à l’égard des générations futures. Chacun d’entre nous, individus, groupes, collectivités informelles ou institutions, associations, hébergeurs, randonneurs, pèlerins, touristes, habitants… nous tous sommes les véritables gardiens de ce patrimoine et de ses valeurs.